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Politique scientifique de l’ILF

Présentation synthétique

L’Institut de Linguistique française (ILF) est une fédération de recherche du CNRS (FR 2393) qui a été créée le 1er janvier 2001, à partir des équipes de l’Institut National de la Langue française (InaLF), pour mettre en réseau des unités de recherche travaillant sur la langue française, afin de valoriser leurs réalisations. La Fédération ILF a été renouvelée une première fois le 1er janvier 2005 et à nouveau le 1er janvier 2009. Elle a été successivement dirigée par Bernard Cerquiglini, Christiane Marchello-Nizia, Benoît Habert et Franck Neveu. Elle regroupe aujourd’hui 17 unités de recherche (13 Unités Mixtes de Recherche, 4 Equipes d’Accueil). La mission de l’ILF est d’assurer la structuration et le développement de la linguistique française. Il s’agit notamment : d’unir des compétences et des ressources ; de favoriser le développement de programmes scientifiques fédératifs ; d’aider à la production de connaissances, d’outils, de ressources ; de définir, en concertation avec la communauté scientifique, des thèmes de recherche dans le domaine de la linguistique française.

Prenant en compte l’impact de l’existence de l’ANR dans le développement des programmes de recherche en France, ainsi que celui du lancement des Labex en 2010, l’ILF a travaillé à redéfinir son périmètre et à développer sa visibilité nationale et internationale ainsi que sa représentativité. Cette politique scientifique a conduit la fédération à s’engager dans des projets structurants qui offrent une plus-value scientifique à la communauté, sans se confondre avec des programmes de recherche susceptibles d’être portés par des laboratoires, ou d’être financés par des agences. Entrent dans le cadre de cette politique scientifique : le développement du Congrès Mondial de Linguistique française (CMLF), qui a connu deux nouvelles éditions, en 2010 à La Nouvelle-Orléans, en 2012 à Lyon (le CMLF 2014 se tiendra à la Freie Universität Berlin) ; le soutien au programme de la Grande grammaire historique du français développé par l’UMR 8094 (LaTTiCe) ; le projet de Revue Internationale de Linguistique française (revue en ligne qui doit faire paraître ses deux premiers numéros courant 2013) ; le projet de plateforme destinée au développement d’un réseau international de linguistique française ; le projet de ressources terminologiques pour l’étude linguistique du français ; le projet « Archive of french Linguistics », destiné à la diffusion de textes de référence de linguistes francophones dans les pays anglo-saxons ; le projet portant sur l’étude du français vernaculaire, tel qu’il se manifeste dans l’échange spontané non préparé.

Cette orientation a également conduit l’ILF à s’ouvrir à de nouvelles unités de recherche travaillant dans le domaine de la linguistique française (UMR et EA). Cinq unités (2 UMR et 3 EA) ont ainsi rejoint l’ILF depuis 2009. Le comité directeur de la fédération examinera courant 2013 la demande d’intégration de deux autres équipes universitaires. Du fait de la complémentarité des deux fédérations de linguistique du CNRS (ILF, FR 2393, et TUL, « Typologie et Universaux linguistiques », FR 2559), qui rassemblent à elles deux toutes les UMR de la section « Sciences du langage » du Comité national de la recherche scientifique, ces deux entités de recherche assurent désormais le rôle de structures relais pour l’ensemble de la communauté, et elles sont sollicitées régulièrement comme interlocuteurs par les grandes institutions. Ce statut de représentants de l’intérêt général en surplomb de celui des unités de recherche particulières, a amené ces fédérations à assumer de nouvelles responsabilités dans le domaine des corpus et des bases de données en linguistique. Outre la co-responsabilité d’un partenariat avec la DGLFLF qui figure dans l’accord-cadre CNRS-Ministère de la Culture, l’ILF assure depuis septembre 2011 le pilotage d’un consortium national « Corpus écrits ». Ce pilotage, qui a accru considérablement la charge de travail de la direction, du secrétariat général et du secrétariat de la fédération, a permis de répondre très efficacement à l’objectif de visibilité, de représentativité et d’efficience scientifiques de l’ILF. Dans le prolongement de ce pilotage, l’ILF a lancé avec succès en juin 2012 l’« Initiative Corpus de Référence du français », jugeant qu’il entre dans les missions de la fédération de lancer une telle initiative au niveau national (corpus de textes écrits, corpus oraux, corpus de référence ouvert à la diachronie longue). L’ILF, par son bilan, et par les projets qu’elle compte développer à court terme en étroite relation avec la communauté des linguistes travaillant sur la langue française et sur les corpus, fait la preuve de son action véritablement fédératrice, laquelle lui confère un statut d’entité de recherche dont l’intérêt institutionnel est très largement reconnu.

Executive summary

The Institut de Linguistique française (ILF) is a CNRS research federation (FR 2393), which was created on 1 January 2001. It was made up of teams from the Institut National de la Langue française (INaLF) in order to establish a network of research units working on the French language and thereby enhance their achievements. The ILF federation was renewed for the first time on 1 January 2005 and again on 1 January 2009. It has been directed in turn by Bernard Cerquiglini, Christiane Marchello-Nizia, Benoît Habert and Franck Neveu. It now comprises 17 research units (13 joint research units, 4 research groups). The ILF’s mission is to provide a framework for the development of French linguistics. This includes : combining skills and resources ;promoting the development of federated scientific programs ; assisting in the production of knowledge, tools and resources ;defining research topics in the field of French linguistics in consultation with the scientific community.

Taking into account the impact of the Agence Nationale de la Recherche (ANR) in the development of research programs in France, as well as the launch of the Labex (Laboratories of Excellence) in 2010, the ILF has been working to redefine its scope, develop its national and international visibility and ensure that it is truly representative in its field. This scientific policy has led the federation to engage in developmental projects that contribute additional value to the scientific community (these are not to be confused with research programs that are already supported by laboratories or financed by agencies). Several projects come within the scope of the ILF’s scientific policy : the World Congress of French Linguistics (CMLF), which has already taken place twice, in New Orleans in 2010, and in Lyon in 2012 (The 2014 CMLF will be held at the Freie Universität, Berlin) ; support for the Grande grammaire historique du français (Great Historical Grammar of the French Language), a programme developed by the LaTTiCe laboratory (UMR 8094) ; the creation of the Revue internationale de linguistique française (an online international journal about French linguistics which is due to publish its first two issues in 2013) ; the creation of a platform for developing an international network of French linguistics ; the development of terminological resources for the study of French linguistics ; the Archive of French Linguistics, an initiative for the dissemination in the English-speaking world of reference texts by French-speaking linguists ;a study of vernacular French, as it is spoken in spontaneous, unprepared contexts.

These research priorities have, in turn, led the ILF to open new research units working in the field of French linguistics. Since 2009, five teams – two joint research units (UMR) and three research groups (EA) – have joined the ILF in this way. The executive committee of the federation is due to examine applications from two other university teams during 2013. The two existing CNRS linguistic federations – the Institut de Linguistique française (ILF, FR 2393) and Typologie et Universaux linguistiques (TUL, FR 2559) – are complementary in nature. Between them, they bring together all the joint research units (UMR) listed in the Linguistics section of the French National Scientific Research Committee. These two research entities now provide intermediary structures for the entire scientific community, and are regularly invited as speakers by larger institutions. Their status as representatives of the general interest, over and above those of specific research units, has led these federations to take on new responsibilities in the field of linguistic corpora and databases. In addition to the co-responsibility of a partnership with the Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF) contained in the framework agreement between the CNRS and the Ministry of Culture, since September 2011 the ILF has been piloting a national consortium called Corpus écrits (Written Corpora). This pilot project, which has significantly increased the workload of the Director, the General Secretary, and the Federation Secretary, responds very effectively to the goal of increasing the ILF’s visibility and scientific efficiency, and ensuring that it is representative in its field. As an extension of this pilot project, in June 2012 the ILF successfully launched the Initiative Corpus de Référence du français (French Reference Corpus Initiative). The federation considered that it falls within its mission to launch such an initiative at national level (containing written corpora, oral corpora, and a reference corpus for diachronic research over long periods). As can be seen from its output, and from the short-term projects it intends to develop in close collaboration with the community of researchers working on French linguistics and corpus linguistics, the ILF has proved the truly collaborative nature of its work, giving it the status of a research entity with widely recognized institutional prestige.