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Accueil du site > Congrès mondial de linguistique française (CMLF-2008) > Thématiques > Sociolinguistique et écologie des langues

Sociolinguistique et écologie des langues

Coordonnateur : Gabriel BERGOUNIOUX (Université d’Orléans et CORAL)

Comité scientifique

- Françoise GADET (Président, Université Paris 10 & MoDyCo) ;
- Albert VALDMAN (Vice-président, Bloomington university) ;
- Gabriel BERGOUNIOUX (Université d’Orléans et CORAL) ;
- Bernard CERQUILINI (Baton Rouge University) ;
- Aidan COVENEY (University of Exeter) ;
- Jean-Philippe DALBERA (Université de Nice & BCL).

S’il est des champs des sciences du langage qui pourraient aujourd’hui être assez bien cernés, tel n’est pas le cas pour cette section (étendue dans cet appel à l’« écologie des langues »), que l’on a du mal à délimiter autrement que par une énumération de sous-disciplines ou une série de points de vue :

1) une diversité de points de vue auxquels il n’est guère possible d’assigner un centre de gravité en l’absence de détermination par une construction théorique globale, ou par un nom, ou par une œuvre majeure,

2) des spécialisations récentes, à l’exception notable de la dialectologie et de la géographie linguistique, qui en sont l’une des sources historiques, avec la créolistique et les contacts de langue d’une part, l’analyse de discours de l’autre ;

3) le rapport à des disciplines connexes ou contributives qui affectent les possibilités d’unification programmatique : sociologie, ethnologie et ethnographie, mais aussi histoire et politique, histoire de la langue et de la culture, sciences cognitives…

Inversement, de la relation critique à d’autres sciences humaines résulte une dynamique qui inscrit la sociolinguistique dans une position centrale à l’intérieur des sciences du langage. Certaines des questions de linguistique générale essentielles ont trouvé là leur première formulation pour des raisons théoriques (émergence des théories « usage-based » qui font une place à l’acteur et à la contextualisation) et méthodologiques (constructions de grands corpus et nouvelles technologies).

Eu égard à la situation de la sociolinguistique, un axe épistémologique /théorique/historique, visant à consolider sa réalité et à réfléchir aux relations entre les sous-disciplines concernées, complètera la présence de travaux empiriques. Deux orientations retiendront en particulier l’attention :

- les relations entre le champ de la sociolinguistique et de l’écologie des langues et l’ensemble des domaines des sciences du langage, qu’il s’agisse, par exemple, de la variation panlectale du français, des déterminations de frontières (de style, de code…) à supposer qu’il faille délimiter, de questions cognitives autour de notions comme celles d’usage, de contexte, de simplicité et d’hétérogénéité, de fonction, de complexité…

- les réponses aux théorisations issues d’autres sciences humaines, comme par exemple les concepts de style, de genre, et les théories de la contextualisation et de l’action située, les interrogations concernant la langue et l’identité, la problématique de la globalisation…